
En ce lieu, il y a toujours eu des constructions. Point de passage stratégique entre la France et l'Italie, il y a eu ici, depuis l'ère chrétienne, une succession de chapelles et plusieurs modifications.
Il reste des fondations côté nord, un décrochement de mur côté sud à une époque où la chapelle a été agrandie.

Dans cette chapelle ont été inhumés Jean de Torchefelon, qui a fait la bataille d'Azincourt en 1415, et Jeanne de Paladru sa deuxième femme. Leurs blasons sont encore à l'intérieur de la chapelle.
En 1660, Pierre de Musy, seigneur de la Tour du Pin, conseiller du roi de France, donne 300 livres de l'époque afin de rénover ou agrandir la chapelle Saint-Joseph de Cessieu.
Vers les années 1960, la chapelle est tombée progressivement à l'abandon. Elle a été pillée, complètement détruite, les murs étaient à hauteur d'homme à certains endroits, et des arbres avaient poussé à l'intérieur.
Le premier propriétaire connu à ce jour, Joseph Georges, curé de Saint-Sorlin-de-Morestel, avait pourtant précisé dans son testament que les futurs propriétaires devaient subvenir aux réparations et à l'entretien de la chapelle.
Finalement, c'est en 2011, après beaucoup de démarches administratives, qu'une association est créée afin de rénover cette chapelle à l'identique. Dès le lendemain, une quinzaine de bénévoles sont à l'oeuvre.
Pendant cinq années, grâce à 80% de bénévolat, des artisans et des artistes ont refait les murs, la charpente, les sols, les fresques, les menuiseries, les vitraux, les bancs ainsi que le Saint-Joseph retrouvé dans le clocher de l'église de Cessieu.

L'association Sauvegarde de la Chapelle Saint-Joseph de Cessieu est désormais propriétaire de la chapelle.
Aidez-nous à la faire vivre, la faire respecter, l'entretenir comme nos ancêtres ont su le faire pendant près d'un millénaire pour les générations à venir.